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Qu’est-ce qu’un produit de contraste ?
Votre médecin vous a prescrit un examen d’imagerie médicale. Pour réaliser cet examen, le radiologue peut être amené à utiliser un produit de contraste.
Le produit de contraste est une substance injectable ou ingérable qui permet d’augmenter artificiellement le faible contraste naturel de certains tissus afin d’améliorer la visualisation des organes explorés.
C’est une substance que l’on injecte dans une veine, une artère, une articulation ou un organe.
Il existe plusieurs catégories de produits de contraste. Actuellement, les médecins utilisent le plus souvent les produits de contraste iodés (PCI) pour les scanners et les produits de contraste gadolinés (PCG), à base de gadolinium, pour l’IRM.
Dans certains examens, le médecin injecte d’autres produits par voie veineuse. Par exemple, lors d’un PET-scan, l’injection du FDG permet d’identifier les tumeurs et les métastases.
Quels sont les différents types de produits de contraste ?
Quels sont les différents types de produits de contraste ?
Ces produits de contraste, appelés PCI, contiennent de l’iode, ce qui les rend visibles aux rayons X.
Le médecin injecte le plus souvent ces produits par voie veineuse, en posant un cathéter dans une veine du bras. Ensuite, le sang les transporte vers l’organe à explorer.
Parfois, le médecin injecte ces produits par voie artérielle pour étudier les artères ou les vaisseaux sanguins du cœur. Il peut aussi les injecter dans une articulation ou directement dans l’utérus ou la vessie à l’aide d’une petite sonde.
Les produits de contraste gadolinés
Le médecin injecte ces produits de contraste, appelés PCG, dans une veine périphérique du bras. Le gadolinium rend le contraste immédiatement visible en IRM.
Les produits de contraste échographiques
En échographie, le médecin utilise ces produits. Ils sont constitués de microbulles de gaz en suspension dans une solution aqueuse qu’il injecte par voie veineuse.
Le produit s’élimine totalement en quelques minutes par la respiration. L’injection n’a aucun effet toxique et le patient la tolère très bien.
Selon le type d’imagerie et la zone du corps à examiner, le radiologue décide quand injecter les différents types de contraste, soit avant, soit pendant l’examen.
Que vais-je ressentir lors de l’injection de produit de contraste ?
La sensation ou la douleur liée à l’injection d’un produit de contraste par voie veineuse ressemble à celle d’une piqûre lors d’une prise de sang. Il est tout à fait normal de ressentir une sensation de chaleur au moment de l’injection du produit de contraste.
Comment me préparer ?
Avant de passer un examen, vous devez discuter de votre passé médical avec le médecin.
Lorsque vous injectez les produits dans une veine ou une artère, vos reins les éliminent. C’est pourquoi il est recommandé de boire abondamment avant et après l’examen d’imagerie médicale.
Dans certaines situations, le médecin pourra vous faire réaliser des tests sanguins avant l’examen pour vérifier le bon fonctionnement de vos reins.
Enfin, pour un examen avec produit de contraste iodé, si vous êtes diabétique, le médecin peut vous demander d’interrompre votre traitement le jour de l’examen. Vous pourrez le reprendre le reprendre après 48 heures, une fois que vous aurez effectué un contrôle sanguin.
Quels sont les risques des produits de contraste ?
Les produits de contraste iodés et gadolinés présentent deux inconvénients.
- Ils peuvent être allergisants.
- Ils nécessitent un bon fonctionnement des reins. En cas de risque ou de maladie rénale avérés, le médecin peut proposer de remplacer l’examen par un autre examen sans produit de contraste.
Enfin, pour éviter tout risque, il faut espacer la réalisation d’examens radiographiques avec injection de PCI (un intervalle de 3 à 4 jours entre chaque examen est raisonnable).
L’injection de PCG n’est pas recommandée chez la femme enceinte. Et les PCI peuvent être injectés qu’en cas de nécessité absolue (embolie pulmonaire, par exemple).