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Qu’est-ce qu’un test de maintien de l’éveil ?
Le test de maintien de l’éveil (TME) mesure la capacité à rester éveillé dans des conditions propices à l’endormissement (fauteuil confortable, pénombre, silence). Il permet de mesurer le degré de somnolence diurne en fonction de la difficulté à se maintenir éveillé.
Qu’est-ce que la somnolence diurne ?
La somnolence survient naturellement le soir, vers l’heure du coucher, après le déjeuner ou dans certaines circonstances particulières, comme une soirée festive ou une nuit blanche.
La somnolence diurne (ou somnolence pendant la journée) se manifeste par un excès de sommeil et correspond à une diminution momentanée de l’éveil. Elle fait partie des troubles du sommeil appelés hypersomnies.
Certaines personnes s’endorment brièvement, tandis que d’autres s’endorment complètement. La durée de la somnolence varie selon la gravité du trouble : elle peut durer de quelques secondes à 30 minutes, voire plus.
La somnolence diurne excessive touche un Français sur cinq. De plus, près de 30 % des adolescents de 15 à 19 ans manquent de sommeil, en raison d’une privation chronique fréquente dans nos modes de vie modernes.
Quelles sont les causes de la somnolence diurne ?
Les causes de ce phénomène sont très variées. La somnolence diurne occasionnelle résulte souvent d’une mauvaise nuit de sommeil, d’une dette de sommeil ou d’un stress temporaire. La somnolence diurne excessive peut indiquer des troubles du sommeil plus sévères, comme l’apnée du sommeil (forme fréquente et classique) ou, beaucoup plus rarement, la narcolepsie. Elle peut également refléter un manque chronique de sommeil chez une personne ayant de grands besoins de récupération, comme dans le cas du « jet lag social » observé chez certains grands dormeurs.
Quelles sont les conséquences d’une somnolence diurne ?
La somnolence diurne affecte la qualité de vie des personnes atteintes de ce trouble. Les conséquences comprennent :
- un risque accru d’accidents de la route, du travail ou domestique ;
- une altération des performances scolaires ou professionnelles ;
- des difficultés sociales et familiales.
Comment se déroule un test de maintien de l’éveil ?
Préparation à l’examen
Pour se préparer à un examen de TME, le patient doit se lever au plus tard à 6h le jour de l’examen. Ensuite, il doit prendre un déjeuner léger avant de quitter son domicile.
Le patient passera la journée dans une chambre d’hôpital ou de clinique. Afin de tester sa vigilance dans des conditions proches d’une journée ordinaire, il doit garder ses vêtements pendant toute la durée du test.
La consommation de substances excitantes fausse les résultats. Par conséquent, il est déconseillé d’en consommer avant tout examen du sommeil.
Déroulement de l’examen
Durant l’examen, le patient s’assoit sur un fauteuil dans une pièce à lumière tamisée. Il reste dans ces conditions pendant 40 minutes, tout en essayant de ne pas s’endormir. Par ailleurs, différents capteurs sont placés sur son cuir chevelu, près des yeux et sur le menton. Cette procédure est indolore.
Ensuite, le test comporte quatre périodes, séparées par deux heures d’intervalle. Pendant chacune, le patient doit rester attentif et éviter de s’endormir.
De plus, l’activité du cerveau est enregistrée à l’aide d’un électroencéphalogramme (EEG) pour déterminer la vigilance. Ainsi, si le patient s’endort, l’EEG permet de mesurer le temps nécessaire à l’endormissement.
Comment se déroule un test de maintien de l’éveil ?
La Polyclinique de Grande-Synthe propose des consultations.
Un rendez-vous préalable doit être pris auprès du secrétariat, en appelant au 03 28 58 60 00.