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Qu’est-ce qu’une IRM ?
Votre médecin vous propose un examen IRM. Vous pouvez choisir librement de l’accepter ou de le refuser. Le médecin vous fournit des informations sur le déroulement de l’examen et ses suites.
Le radiologue juge de l’utilité de l’examen pour répondre au problème diagnostiqué par votre médecin. Cependant, cet examen peut ne pas fournir toutes les réponses.
Les paragraphes suivants ont pour but de vous informer de façon claire et simple sur ce type d’examen. Ils répondent également aux questions les plus fréquentes des patients.
Qu’est-ce que l’IRM?
IRM veut dire Imagerie par Résonance Magnétique.
Le mot magnétique indique que l’appareil comporte un gros aimant; le mot résonance indique que l’on va utiliser des ondes de radiofréquence, comme celles des téléphones portables pour faire vibrer les nombreux noyaux d’hydrogène composant les tissus de votre corps, et fabriquer ainsi des images.
L’IRM n’utilise pas de rayons X
C’est un examen non irradiant qui utilise les propriétés des champs magnétiques et qui permet aux médecins radiologues de voir dans le corps humain de façon très détaillée. Pour les intensités utilisées, il n’a jamais été décrit de conséquence particulière pour l’homme. Cette technique est sans danger et sans douleur, à condition de respecter strictement les contre-indications.
L’IRM est-elle dangereuse pour la santé?
Peut-on réaliser une IRM chez un patient porteur d’une pile cardiaque (pacemaker) ?
Les médecins interdisent l’accès à l’IRM aux patients porteurs d’un pacemaker, car le champ magnétique peut dérégler la pile et provoquer des troubles du rythme cardiaque, parfois sévères.
Les nouvelles générations de pacemakers peuvent toutefois permettre la réalisation d’une IRM, sous conditions strictes : une consultation en cardiologie avant l’examen et une surveillance immédiate après.
Dans tous les cas, il est impératif de remplir correctement la fiche d’information qui vous sera remise.
Je suis allergique
Il est nécessaire de nous signaler vos allergies, au cas où un produit doit être utilisé pendant votre examen. Le gadolinium employé en IRM provoque très rarement des réactions, encore moins souvent qu’avec les produits de contraste iodés utilisés notamment pour le scanner, qui eux-mêmes sont déjà d’une grande sécurité dans leur utilisation.
Je suis claustrophobe
Les nouvelles générations de machine IRM, sont clairement orientées vers le confort du patient sans compromis sur la qualité de l’image et le diagnostic. Dès l’accueil, jusqu’à la réalisation de l’examen, les professionnels qui vous accueillent sont formés pour vous accompagner au mieux et vous rassurer.
Que faire si je pense être enceinte ?
Par prudence, les médecins conseillent aux femmes enceintes d’éviter de réaliser une IRM pendant le premier trimestre de la grossesse, même si cet examen est réputé inoffensif et n’émet aucune radiation dangereuse : PRINCIPE DE PRECAUTION
Le radiologue et le médecin prescripteur évaluent ensemble la nécessité de réaliser l’examen pendant la grossesse lorsqu’aucune autre alternative diagnostique n’est possible. Ils prennent donc la décision au cas par cas, en fonction de la situation médicale.
Une injection pour une IRM : comment et avec quels risques ?
Le produit de contraste le plus souvent utilisé est à base de gadolinium. Les patients le tolèrent généralement bien. Il peut parfois provoquer des réactions allergiques bénignes, comme de l’urticaire. Les réactions allergiques très graves restent toutefois tout à fait exceptionnelles.
Dans de rares cas, l’injection peut entraîner une complication liée à la fragilité des veines (environ un cas sur plusieurs centaines d’injections). Cette situation reste généralement sans conséquence grave, mais elle peut exceptionnellement nécessiter un traitement local.
Quels sont les autres risques ?
Le port d’une pile (pacemaker), d’une valve cardiaque, ou de tout élément contenant du fer près des yeux ou dans la tête constitue un facteur de risque majeur (risque de décès, de cécité). Il s’agit donc de contre-indications formelles à l’examen, vous devez le signaler.
Le déroulement de l'IRM
Mise en place
À votre arrivée, le personnel vous posera plusieurs questions. Ces questions vérifient que vous ne portez pas de pacemaker, de valve cardiaque ou d’élément métallique dans la tête ou près des yeux. Il est important de répondre précisément aux questions sur votre état de santé et vos traitements. De plus, pensez à apporter vos anciens examens pour permettre une comparaison. Enfin, suivez les recommandations données avant l’examen.
Pour obtenir des images de qualité, vous devrez retirer certains vêtements. L’IRM fonctionne comme un aimant puissant. Vous devrez donc enlever tous les objets métalliques, comme bijoux, montre, clés, téléphone, cartes magnétiques, barrettes et vêtements avec fermetures éclair.
Durant l'examen
L’examen se déroule dans une salle fermée. Vous serez allongé sur une table qui se déplace dans un tunnel ouvert aux deux extrémités. La partie du corps à examiner sera positionnée au centre de l’appareil.
Pendant l’examen, l’équipe reste à proximité, derrière une vitre. Nous communiquons avec vous grâce à un micro et nous vous voyons et entendons en permanence. Une sonnette placée dans votre main vous permet de nous appeler à tout moment. Si nécessaire, l’examen peut être interrompu.
Vous resterez en moyenne 10 à 20 minutes dans la salle d’examen. Votre coopération est importante : il faut essayer de rester parfaitement immobile afin d’obtenir des images de qualité. Dans certains cas, nous vous demanderons de bloquer votre respiration quelques secondes.
Vous entendrez un bruit répétitif, comparable à celui d’un moteur. Ce bruit correspond aux différentes séquences nécessaires à l’acquisition des images. Un examen comprend généralement trois à six séquences, parfois davantage selon l’analyse à réaliser.
Certains examens nécessitent une injection intraveineuse, le plus souvent au pli du coude.
Que ressentirez-vous ?
L’examen n’est pas douloureux, mais il est souvent un peu long et le bruit peut être désagréable. Un sentiment de malaise par crainte d’être enfermé (claustrophobie) est un problème courant que nous connaissons bien. Souvent on peut le réduire par des moyens simples, sans aucun traitement. Si, par exemple, vous êtes mal à l’aise dans un ascenseur, parlez-en tout de suite au personnel d’accueil, afin que l’on vous prenne particulièrement en charge.
Résultats de l'IRM
Un premier commentaire pourra vous être donné juste après l’examen, il ne s’agira là que d’une première approche, car les images doivent être ensuite analysées sur un ordinateur par le médecin radiologue. Le compte-rendu écrit sera disponible dans les meilleurs délais.
En pratique, ce que vous devez faire
Avant l’examen : Répondez attentivement au questionnaire de la fiche d’information, qui permet de rechercher d’éventuelles contre-indications à la réalisation de l’examen. D’une manière générale, n’hésitez pas à fournir tout renseignement qui vous paraîtrait important à communiquer.
À apportez le jour de l’examen :
La demande de votre médecin (ordonnance, lettre, …)
La liste écrite des médicaments que vous prenez,
Le dossier radiologique en votre possession (radiographies, échographies, scanners, IRM)
Tous vos résultats d’analyses de sang.
Juste avant l’examen : Pour être plus à l’aise, il est conseillé, sauf indication contraire, d’aller aux toilettes.
Pendant l’examen : Suivez attentivement les indications qui vous seront données ; votre coopération est essentielle pour que les images ne soient pas floues. Si vous ressentiez une douleur lors de l’injection, il faut la signaler immédiatement.
Après votre retour à domicile : Dans l’immense majorité des cas, vous ne ressentirez rien de particulier. N’hésitez pas cependant à signaler à l’équipe tout événement qui vous paraîtrait anormal.
Il est normal que vous vous posiez des questions sur l’examen que vous êtes amené à passer. Nous espérons y avoir répondu. N’hésitez pas à nous interroger à nouveau pour tout renseignement complémentaire.
L’équipe du Service d’Imagerie de la Polyclinique de Grande-Synthe.